A la volée? Pas du tout…

Vous qui menez notre galère

Et la faites si mal marcher,

Allez tous vous faire lanlaire !

Le Français tient à son clocher

Déjà, au XIXeme, le poète François Coppée, dans sa Ballade pour les clochers de France, sentait à quel point cet élément cultuel, élément caractéristique de nos villes et villages de France était un point sensible. Ces dernières semaines, cette question sensible n’a eu de cesse de surgir et rebondir dans notre petit village gascon qui fait sonner, hélas pour nous, avec tellement d’acuité les propos du poète. Oui, ceux qui mènent notre galère la font décidément bien mal marcher.

L’affaire des cloches plaisantines touche toutefois à son épilogue. Samedi 27 mars au matin, une réunion informelle du conseil municipal devait, dans un dialogue plus apaisé, se prononcer une nouvelle fois sur le devenir de notre clocher. Celui-ci accueillera-t-il de nouveau les trois cloches ou se verra-t-il partiellement dégarni ? Cette fois, contrairement au 10 décembre dernier, les nombreux mensonges n’ont plus eu droit de citer. Ainsi, étant désormais acquis qu’aucune entreprise campanaire n’avait souligné un problème de sécurité empêchant la remontée du bourdon, la discussion s’est établie dans un cadre plus conforme autour du triptyque : coût-responsabilité-opportunité.

Les conseillers des oppositions plaidaient pour la remontée des trois cloches considérant d’une part que l’entreprise de restauration nécessite un respect du patrimoine existant et d’autre part que la municipalité qui a commis des erreurs doit les réparer elle-même et non les reporter sur les municipalités suivantes. Les conseillers de la majorité, quant à eux, estimaient à l’unanimité que le coût de la réparation des erreurs commises était trop élevé et qu’y sacrifier entraînerait le retard de projets d’investissements défendus par ce groupe. Ainsi, la majorité a décidé de laisser, définitivement, une cloche au sol de l’église. 50 000 € étaient prévus pour changer le parafoudre, remettre l’heure et remonter les trois cloches. Cette même somme sera dépensée mais en laissant une cloche en bas.

Les conseillers des oppositions prennent acte de cette décision défendue par une majorité dans un cadre, cette fois, non fallacieux. Nous avons demandé toutefois à ce que le maire entame des démarches auprès des représentants du patrimoine plaisantin (Alain Lagors, Jean-Dominique Lartigue et plus largement l’association Plaisance Patrimoine Historique) ainsi que des représentants du culte (Père Pascal et Association paroissiale) afin d’annoncer cette décision et de réfléchir à l’endroit de l’église où cette cloche pourrait être mise en valeur, étant entendu qu’il serait regrettable de la laisser demeurer au fond du couloir latéral où elle se trouve entreposée actuellement. Sur ce point, nous avons été entendus par Patrick Fitan qui effectuera ces démarches.

Nous arrivons donc à la fin de cet épisode et nous ne pouvons y parvenir et refermer ce chapitre qu’avec le goût amer d’un certain gâchis.

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