Chapitre 1 : Moralisation de la vie publique

Comme annoncé dans Législatives : un programme, des rencontres, une série de six articles vont venir éclairer le programme que Sarah Despeaux et moi-même présentons aux électeurs gersois.

Afin de renouer le fil entre le peuple et sa classe politique, mal aimée et profondément discréditée, il est indispensable d’assainir le marais et de proposer, avant un énième scandale, un cadre exemplaire.

Emmanuel Macron, sur une forte incitation de François Bayrou, a décidé d’inscrire ce sujet à l’ordre du jour de son gouvernement. Nous observerons avec attention et commenterons ici-même la loi qui devrait passer en Conseil des Ministres avant les élections législatives.

En ce qui nous concerne, nous partons du constat selon lequel la place de parlementaire n’est pas bonne, comme nous l’entendons bien souvent, mais excellente. Les avantages sont nombreux et, à une époque où les comptes de l’État sont bien mal en point et où, chaque jour, il est demandé aux français de faire des efforts supplémentaires, le devoir d’exemplarité s’impose dès le Parlement. Nous proposons quatre mesures, simples et qui ne coûtent pas un centime, bien au contraire.

1- Quitus de l’administration fiscale dès l’acte de candidature

Être candidat c’est monter un dossier. Ainsi, un lourd formalisme doit être respecté pour ouvrir le compte de campagne, nous devons présenter à la préfecture une attestation d’inscription sur une liste électorale et remplir un formulaire. Nous ajouterions une modalité : lors du dépôt de candidature, chaque candidat devra apporter la preuve fournie par l’administration fiscale qu’il est à jour de ses déclarations et de ses paiements. Ainsi, les citoyens auront la certitude que parmi tous ceux qui se présentent à eux, aucun phobique administratif ne se cache.

2- Inéligibilité à vie en cas de condamnation pour détournement d’argent public

Nul n’est obligé de se porter candidat. Nous souhaitons nous mettre en avant afin de défendre un idéal dans lequel nous croyons. Ainsi, lorsqu’une condamnation a été prononcée pour détournement d’argent public (quelle que soit la forme : délit de favoritisme, abus de confiance, détournement, corruption…), et peu importe si un enrichissement personnel est constaté, le repris de justice est inéligible à vie. Quelle confiance pouvons-nous accorder lorsque nous avons la preuve que l’intérêt privé guide davantage le condamné que l’intérêt général ? Ainsi, des personnages comme Alain Juppé (LR) , Harlem Désir (PS), Jean-Christophe Cambadélis (PS), Jean-Michel Baylet (PRG)… ne devraient plus faire parti de notre personnel politique.

3- Fiscalisation de l’Indemnité Représentative de Frais de Mandat (IRFM)

Un parlementaire, en plus de quelques avantages en nature (notamment pour le transport) dispose essentiellement de trois bourses. La première de 9000 euros environ sert à rémunérer les attachés parlementaires. La seconde, de 7000 euros environ est une indemnité mensuelle, pratiquement imposée en totalité et qui vient en rémunération du parlementaire. La troisième, enfin, d’un montant de près de 6000 euros constitue cette fameuse IRFM sensée être utilisée pour faire face aux besoins des députés (transport en circonscription, réception, frais de bouche, costumes…). A notre avis, cette indemnité, non assujettie à l’impôt sur le revenu, est une rémunération cachée. Dès lors, nous proposons de lever l’ambiguïté en fiscalisant cette indemnité et en affichant ainsi la véritable rémunération des parlementaires qui dépasse 12000 euros par mois. Dans un second temps, il conviendra de fixer la juste rémunération des parlementaires, la somme affichée étant, à notre avis, trop élevée.

4- Fusion du régime spécial de retraite des députés

Depuis 2010, le régime spécial de retraite des députés a été légèrement remanié. Néanmoins, à l’heure actuelle, à l’issue d’un mandat de 5 ans, un député âgé de plus de 62 ans percevra 1100 euros du fait de cet unique mandat. A chaque mandat réalisé, le pactole augmente d’autant. En outre, cette retraite est bien cumulable avec celles qu’ils peuvent percevoir par ailleurs. Deux éléments nous choquent. D’abord, il suffit d’un seul mandat pour que les députés puissent bénéficier d’un niveau de retraite qui correspond à une vie de labeur pour de nombreux français. Enfin, ce régime n’est absolument pas équilibré puisque ce sont plus de 50 millions d’argent public qui viennent chaque année soutenir les cotisations des députés en activité.

En étudiant le mode de vie des parlementaires nous ne pouvons être que soulagés : la France demeure un pays riche et la crise ne doit pas être si sévère.

Gardons en mémoire que chaque euro qui sort de la poche du contribuable pour entrer dans la sphère publique est un euro sacré.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :